Publié le 22 Juin 2009

Marie-France Thiery, d'Ergué-Gabéric (Sud-Finistère) et sa chienne Bounty, un berger australien de trois ans, visaient le deuxième degré. Las, il faudra encore attendre, le couple s'étant vu infliger une pénalité.

Marie-France Thiery, d'Ergué-Gabéric (Sud-Finistère) et sa chienne Bounty, un berger australien de trois ans, visaient le deuxième degré. Las, il faudra encore attendre, le couple s'étant vu infliger une pénalité.

Une centaine de chiens et presque autant de maîtres ont participé, hier, au manoir de La Ville-Guyomard, au concours annuel d'agilty organisé par l'école d'éducation canine de Saint-Brieuc. Des petits et des grands, des jeunes tout fous, des plus âgés et des feignants, des débutants et des champions... Hier, 96 chiens de différentes races ont participé, à La Ville-Guyomard, au concours annuel d'agility organisé par l'école d'éducation canine de Saint-Brieuc (EECSB).

Une juge internationale

Divisés en quatre catégories, les amis à quatre pattes ont dû, tour à tour, affronter les nombreux obstacles disposés sur un terrain d'environ 1.200m²: des haies, une bascule, des tunnels, des piquets autour desquels l'animal devait slalomer, une table sur laquelle il devait rester immobile quelques secondes... Letout en plein cagnard et sous le regard expert de Maryannick Jourden, juge de la société centrale canine d'agility depuis 17 ans. Pour les couples débutants (dix maîtres avaient moins de 14ans), cette dernière, qui a déjà officié dans le cadre des championnats du monde, a été plutôt clémente, donnant à l'occasion quelques conseils utiles. En revanche, quand il s'est agi de juger les couples confirmés, plus de cadeaux. Car si le concours s'est déroulé dans une excellente ambiance, entre concurrents qui se connaissent presque tous entre eux, reste que l'agility est pour ces derniers une discipline on ne peut plus sérieuse.

Un ballet interprété à toute vitesse

« Elle est basée sur la complicité entre le chien et son maître; tout est question de placement », précisait Jean-François Bourdoulous, président de l'EECSB. Et d'entraînement. Car il ne suffit pas d'aboyer après son chien en courant à ses côtés pour qu'il fasse exactement ce qu'on lui demande de faire. Loin s'en faut. On en a eu la preuve hier, chez certains débutants, ce qui avait d'ailleurs un côté plutôt comique. Chez les couples de haut niveau (une vice-championne du monde était en compétition), en revanche, aucune anicroche. Et quasiment pas de mots. Seulement quelques gestes fluides pour guider le chien sur des parcours parfois compliqués. Une sorte de ballet, interprété à toute vitesse. Impressionnant.

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Publié le 20 Juin 2009

Maîtres et chiens vont devoir former un duo complet pour emporter ce concours d'agility. (Photo archives Le Télégramme).

Maîtres et chiens vont devoir former un duo complet pour emporter ce concours d'agility. (Photo archives Le Télégramme).

L'école d'éducation canine de Saint-Brieuc (EECSB) organise demain, à La Ville-Guyomard, son traditionnel concours d'agility. Une centaine de chiens est attendue. Autant dire qu'il y aura du spectacle. Plus de 100 chiens et leurs maîtres (dont dix jeunes de moins de 14 ans) sont attendus, demain, par l'école d'éducation canine de Saint-Brieuc (EECSB), qui organise son traditionnel concours officiel d'agility.

Quatre catégories

Pouvant s'apparenter au jumping équestre, l'agility consiste, pour le chien, à franchir des obstacles en commettant un minimum de fautes. Le tout sous les ordres et les encouragements de son maître, qui court à ses côtés pour lui indiquer le chemin à suivre. Haies, palissades, tunnels, slaloms... L'école d'éducation canine de Saint-Brieuc a concocté un parcours particulier, et semé d'embûches, sur son terrain de La Ville-Guyomard. Au-delà de la performance physique du compagnon à quatre pattes, c'est bien la complicité du duo maître-chien qui fera la différence. Le temps n'intervenant qu'au stade ultime, pour départager les duos ex aequo. L'éducation, la complicité et la conduite du chien font généralement la différence, les animaux étant répartis en quatre catégories, en fonction de leur taille, du plus petit au plus grand. Les différentes prestations seront jugées par un juge officiel de la Société centrale canine.

Promouvoir l'activité

À travers ce concours, qualificatif pour les championnats régional et national, l'École d'éducation canine de Saint-Brieuc cherche à partager son savoir-faire avec le plus grand nombre et, bien sûr, à promouvoir son activité. À savoir l'intégration du chien dans la famille et dans la société, afin qu'il soit «bien dans ses poils» et vive en harmonie avec son maître. C'est à cet effet qu'elle enseigne, à l'année, gestes, techniques mais aussi attitudes et art de la motivation. Elle fait passer aussi le Certificat d'aptitude à l'éducation sociale du chien (CAES), indispensable pour pratiquer l'agility en compétition. Pratique Concours d'agility de l'EECSB, demain, toute la journée, à partir de 8h, sur le terrain de La Ville-Guyomard, situé derrière l'auberge de jeunesse (Villages). Entrée libre.

 

Consulter l'article original ici.

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Publié le 8 Mai 2009

Le premier point important que nous allons aborder dans cet article : pouvoir attirer l’attention du chien en disant son prénom (appelé également « mot d’écoute »). Car il est inutile que le maître demande quelque chose à son chien s'il ne prête pas attention à lui !

Le prénom sert à attirer l’attention du chien pour qu’il écoute l’ordre, donc :

  • Il doit toujours être associé à du positif.
  • Il doit toujours précéder l’ordre.
  • Utiliser toujours le même mot d’écoute (prénom).
  • Ce n’est ni un ordre, ni une réprimande.


CE QU’IL NE FAUT JAMAIS FAIRE :

  • Associer le mot d’écoute avec des éléments négatifs (énervement, interdiction, réprimande...) car il sera plus difficile d’attirer l’attention du chien avec le mot d’écoute s’il sert à gronder. Une fois sur deux, si besoin, utiliser deux mots différents : l'un toujours positif (utilisé comme mot d’écoute), l'autre pour les réprimandes.
  • Si vous prononcer le mot d’écoute en permanence, le chien n’y ferait plus attention.

MÉTHODES DE TRAVAIL pour apprendre au chien à se fixer sur son maître au mot d’écoute :

  •  Associer le mot d’écoute à des signaux qui aident à attirer l'attention du chien : une voix aigüe et attractive, des gestes attractifs (tapoter sur sa propre cuisse...), des déplacements rapides...
  • Associer le mot d’écoute à du positif : des récompenses, des jeux, la gamelle…
  • Exercices : reculer en entraînant son chien, courir en zigzag avec lui, jouer à la chandelle ou à cache-cache, travailler le « Fixe-moi »...


VOICI D'AUTRES POINTS IMPORTANTS POUR QUE LE CHIEN SOIT À L’ÉCOUTE DE SON MAITRE :

Une RELATION MAITRE-CHIEN de qualité :

  •  Développer une relation de confiance entre le chien et son maître.
  • Le maître doit être intéressant pour son chien (jeux, câlins...).

 

Un chien qui est FIXÉ SUR SON MAITRE en éducation :

  • Travailler également des exercices / ordres que le chien aime bien.
  • Exercice possible : cacher une récompense de temps en temps, puis la faire réapparaître et lui donner (pour qu’il comprenne qu’il peut l’avoir à tout moment même si elle n’est pas visible).

 

Un CHIEN RÉCEPTIF au moment de l'exercice :

  • Importance de défouler le chien avant le travail dans la phase d'apprentissage de l’ordre (pour qu'il soit moins distrait par les stimuli et qu’il se concentre plus facilement).
  • Travailler sans distraction dans la phase d’apprentissage si besoin (pour que le mot d’écoute soit plus attractif que les distractions) et les augmenter progressivement.

 

Nous verrons la prochaine fois comment donner l’ordre

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Publié le 8 Mai 2009

Dans l’article précédent, nous avons vu l’importance de pouvoir attirer l’attention du chien avec son prénom pour pouvoir donner l’ordre. Nous allons parler cette fois-ci de l’ordre, qui est un véritable mot-clé. L’objectif est de prononcer le mot-clé de l’ordre, sans mot parasite, avec la bonne intonation, sans contredire l’ordre avec sa gestuelle.

Le mot-clé doit être simple à comprendre par le chien

  • il doit être court et clair (exemples : viens, assis…).
  • il doit être précédé du mot d’écoute pour attirer l’attention du chien, systématiquement dans la phase d’apprentissage, ou si le chien n’est pas à l’écoute (après la phase d’apprentissage).

Attention à la cohérence entre le verbal, le para-verbal et le non verbal

Le chien est très sensible au para-verbal (intonation, force de la voix,  accentuation...) et au non verbal (gestes, postures, mouvements, mimiques, regard...) :

  • Le mot-clé doit être dit avec un ton ferme, calme et impératif selon le caractère du chien.
  • Attention aux émotions « négatives » que l'on contrôle difficilement : énervement, colère.... (le chien est sensible aux variations de nos pupilles !).
  • On peut s’aider d’un ordre non verbal pour renforcer ou remplacer le mot-clé (par exemple : lever la main pour l’ordre « assis »).

L’apprentissage du mot-clé se fait par répétition du commandement
Il faut toujours utiliser le même mot-clé pour le même ordre.

Un seul mot-clé pour différents degrés de rigueur en fonction du contexte ?

  • Certains ordres nécessitent d’être très précis dans certaines circonstances, mais peuvent être plus souples dans d’autres. Par exemple, il est utile d’avoir une marche en laisse souple pour les balades (le chien peut aller où il veut tant qu’il ne tire pas sur la laisse) mais il est également utile d’avoir une marche au pied avec un chien « plus sage » (à la hauteur de la jambe, toujours du même côté…) parmi une foule par exemple.
  • Un même mot-clé qui a plusieurs degrés de rigueur en fonction du contexte perturbe le chien et l’entraîne à désobéir. Il peut donc être intéressant parfois de différencier les mots-clés en fonction de la rigueur que l’on demande pour cet ordre. Attention cependant à ne pas trop multiplier les mots-clés (le chien doit les apprendre !).

NE JAMAIS FAIRE

  • Crier le mot-clé (chuchoter en adoptant une posture ferme plutôt que crier).
  • Donner le mot-clé alors que le chien n’est pas à l’écoute.
  • Dire des mots parasites. Si le maître prononce pleins de mots (ex. : allez, non, qu’est-ce que tu fais…) en plus du prénom et du mot-clé, il sera plus difficile pour le chien d’isoler le mot-clé.
  • Faire des gestes parasites.
  • Dire des mots-clés différents pour un même ordre/même rigueur.

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Publié le 8 Mai 2009

Les récompenses

Quelques conseils pour les récompenses

Dans les articles précédents, nous avons vu l’importance du prénom et de l’ordre, qui est un véritable mot-clé. Voici quelques infos cette fois-ci sur les récompenses. L’objectif de la récompense est de motiver le chien pour obéir, de lui montrer que l’on est content de lui et de lui « indiquer » qu’il a bien obéi. Stimuler les centres du plaisir permet de motiver le chien mais également l’aide à comprendre, à mémoriser...

Une récompense immédiate

Pendant la phase d’apprentissage, il est primordial de récompenser immédiatement après l’exécution de l’ordre, pour que le chien associe l’exécution de l’ordre avec la récompense, et non un autre comportement qu'il aurait exprimé entre le comportement recherché et la récompense (pour les fanas de lois, cela s’appelle la loi de contiguïté temporelle).

Les types de récompenses possibles :

  • Récompense alimentaire (attention : petits morceaux, rapides à attraper, faciles à manipuler).
  • Récompense de type activité (jouer avec lui, lui donner un jouet, partir se promener...).
  • Récompense sociale (regard, félicitations, caresses...).

 

Remarque sur les félicitations :

  • Utiliser une intonation caractéristique et agréable : être joyeux, chaleureux, doux, en insistant sur les mots, avec un visage expressif.
  • Si besoin être démonstratif, monter dans les aigus, parler comme à un bébé ...
  • Être encore plus démonstratif dans la phase d’apprentissage.
  • Attention à ne pas déconcentrer ni exciter le chien.

 

Utiliser une récompense motivante pour le chien : Il est important de vérifier « l'efficacité » des récompenses (attitude très motivée et joyeuse du chien quand il voit la récompense).

Comment augmenter l'efficacité de la récompense ? Jouer sur :

  • Le choix de la récompense (croquettes ou steak ?).
  • La période de privation (chien à jeun, période sans jouer ?).
  • L'excitation, la frustration (agiter la friandise devant le chien...).
  • La rareté de la récompense (ne pas utiliser une friandise qu’il a souvent dans la journée…).

 

Désensibiliser à la récompense rapidement après la phase d’apprentissage (dès que l’ordre est appris). Pour être efficace et pratique ensuite, la récompense doit devenir aléatoire. L’objectif est de passer de la récompense immédiate systématique (qui permet d'apprendre l'ordre) à la récompense aléatoire différée (qui permet de rendre l'apprentissage durable). À appliquer pour chaque ordre à acquérir.

1ère étape : utiliser « le programme continu » (récompense systématique et immédiate) : donner la récompense immédiatement à chaque exécution réussie de l'ordre.

2ème étape : passer du programme continu au programme aléatoire et différé :

- « le programme aléatoire » :

  • Diminuer très progressivement la fréquence moyenne de la récompense : ne pas donner la récompense 1 fois sur 10, puis 2 fois sur 10…
  • Augmenter très progressivement le nombre de répétitions successives sans récompense.
  • Le chien ne doit jamais savoir quand il aura la récompense

 

- « le programme différé » : donner la récompense avec un temps de latence (augmenter la durée progressivement) puis à la fin d'une série d'exercices.

 

À NE JAMAIS FAIRE :

  • Ne plus jamais récompenser un chien qui exécute correctement l’ordre (au minimum des félicitations). C’est la loi d’extinction.
  • Ne pas récompenser immédiatement après le comportement recherché (phase d’apprentissage). Le chien ne pourrait pas associer la récompense au bon comportement.
  • Et pire, récompenser un chien après l’exécution de l’ordre, mais trop tardivement, et le chien a désobéi entre temps. Le chien associerait la récompense au mauvais comportement effectué entre l’exécution de l’ordre et la récompense.
  • Récompenser une mauvaise exécution de l’ordre.
  • Utiliser des récompenses trop peu motivantes.
  • Ne jamais passer de la récompense systématique à la récompense aléatoire et différée.
Les récompenses

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Publié le 7 Mai 2009

Il existe plusieurs méthodes pour modifier un comportement. Certaines permettent d’encourager un comportement. D’autres, au contraire, permettent de réduire ou de faire disparaître un comportement indésirable. Ces méthodes peuvent agir sur la probabilité de réapparition, l'intensité, ou la fréquence des comportements. Les exemples les plus connus sont la récompense dans le premier cas, et la punition dans le second cas, mais il en existe d’autres comme l’extinction, la désensibilisation, le contre-conditionnement…  Le cas du chien qui réclame à table va nous permettre de parler de l’extinction.

L'extinction

L’EXTINCTION

Cette solution consiste à ne plus encourager le chien qui réclame à table. Il suffit d’arrêter définitivement de lui donner. S’il n’obtient plus jamais rien à table, il arrêtera de réclamer. Cette méthode paraît simple mais il faut faire très attention avec plusieurs erreurs fréquemment commises, et qui rendent cette solution inefficace :

- il ne faut pas regarder le chien quand il réclame (un simple regard peut être un encouragement pour certains chiens)

- il ne faut pas faire tomber d’aliment par terre « par accident »

- si vous décidez d’appliquer cette méthode, il faut être patient et ne pas abandonner, quelle que soit la raison, sinon cela sera encore pire. Vous apprendriez à votre chien à insister quand il veut quelque chose ! Il faut donc savoir que cette méthode :

*  peut mettre du temps (plus le chien a pris l’habitude de réclamer depuis longtemps, plus il risque d’insister)

*  peut entraîner l’effet inverse au départ, avec un chien qui réclame encore plus, parce qu’il ne comprend pas pourquoi vous ne cédez pas.

Ce n’est pas la seule méthode pour arrêter un chien de réclamer à table. Vous pouvez vous renseigner si ce comportement vous gêne. Il n’existe pas de solution miracle efficace pour tous les chiens, il faut choisir en fonction du maître et du chien.

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Publié le 6 Mai 2009

Langage corporel des chiens : Les signaux d'apaisement

Comprendre le langage de son chien est primordial. Entre autres les signaux d'apaisement.

  • Il existe une trentaine de signaux d'apaisement répertoriés. Il s'agit d'un langage corporel (mimiques, postures, mouvements, regards...) qui permet au chien de s'auto calmer, d'indiquer qu'il n'est pas à l'aise, qu'il a des intentions pacifiques ou de calmer les tensions. On pourrait le qualifier de « langage de la paix ».

  • Le nombre et le choix des signaux utilisés par chaque chien dépendent de ses aptitudes innées et acquises, de son apparence, de ses expériences.

  • Ils doivent être interprétés selon le contexte pour déterminer s'il s'agit d'un signal d'apaisement (le chien qui se lèche la truffe n'émet pas toujours un signal d'apaisement !) et pour identifier qui il est censé apaiser (le chien lui-même, un autre chien, un humain)... Dans certains cas, les signaux sont difficiles à détecter ou à interpréter, tant pis, mais dans d'autres cas, c'est simple et évident. Cela serait dommage de se priver de mieux comprendre son chien.

  • Savoir détecter les signaux d'apaisement permet :

  • d'éviter les situations critiques comme les risques d'agression (ex : éloigner un enfant au contact du chien qui détourne la tête de l'enfant...)

  • de comprendre l'état émotionnel du chien

  • d'identifier quels stimuli stressants travailler (ex : si le chien émet de nombreux signaux d'apaisement en ville)

  • d'éviter des malentendus avec votre chien (il ne vous nargue pas toujours quand il n'obéit pas !).
     

Il faut arrêter de gronder ou de punir un chien s'il émet des signaux d'apaisement. Sinon, le chien peut devenir craintif et / ou agressif, et ne plus utiliser ces signaux si utiles.
 

Liste des signaux d'apaisement (non exhaustive)

  • ralentir ou même s'immobiliser : il est déconseillé de s'énerver quand le chien est trop lent (rappel, Agility, ordre Couché...), car le chien réagit souvent en ralentissant davantage pour essayer de calmer son maître !

  • contourner : il est fréquent de voir un chien se diriger vers un autre chien en le contournant, lui signifiant qu'il ne cherche pas la « bagarre ».

  • détourner le corps, la tête, le regard : certains chiens détournent la tête quand ils sont près d'autres chiens, indiquant qu'ils ne cherchent pas la confrontation.

  • autres signaux : se coucher, s'asseoir, remuer la queue, uriner, donner des petits coups de langue sur la truffe, flairer le sol. ..

Certains signaux peuvent être reproduits par les humains pour calmer le chien ! (contourner un chien pour l'aborder par exemple).
 

Juste pour info, certains signaux sont issus d'activités de substitution ritualisées pour devenir un outil de communication (activité de substitution = comportement hors de propos qui se manifeste dans une séquence comportementale sans rapport. Elle apparaît dans des situations de conflit de comportements, avec impossibilité d'exprimer les comportements adaptés. Elle permet d'apaiser le chien. Ex : le chien qui hésite entre fuir et attaquer se met à flairer le sol).

Observer les signaux d'apaisement d'un petit chien face à un plus gros.

Observer les signaux d'apaisement d'un petit chien face à un plus gros.

Un très bon livre pour en savoir plus.

Un très bon livre pour en savoir plus.

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Publié le 5 Mai 2009

Vous avez remarqué que votre chien, dans des circonstances particulières, se mettait à bailler sans que vous compreniez pourquoi il était fatigué !
Une adhérente, spécialisée dans l'éthologie a fait sa petite enquête et vous en communique les conclusions :

Les mystères de certains comportements

Le bâillement chez le chien est un des signaux d'apaisement qui indiquent une tension chez lui et qui a pour valeur de communication d'apaiser le conflit. Grâce à ce signal, le conflit entre chiens s'apaise tout de suite. Le problème avec un maître énervé est qu'il ne comprendra pas ce message et n'apaisera pas le conflit, d'où "le désarroi" du chien. certains chiens l'utilisent, d'autres préféreront choisir un autre signal d'apaisement.

Les mystères de certains comportements

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Publié le 4 Mai 2009


Toutes sortes de théories ont été émises concernant la manière dont les chiens voient le monde. De la vision des couleurs à celle en noir et blanc, en passant par la vision de certaines couleurs privilégiées (différentes selon les auteurs)...

 

Voici quelques informations sur les connaissances actuelles.

 

La vision centrale du chien est peu développée, le chien dispose essentiellement d'une vision de type périphérique (importance pour la vision des mouvements). C'est-à-dire en clair d'une mauvaise vision des détails, mais d'une grande sensibilité à la perception des mouvements.

Le chien distingue mal le contour des objets immobiles. On estime que le chien voit net à 6 m environ ce que l'homme voit correctement à 22 m (en l'absence des autres sens bien sûr).

Le chien est moins apte que nous à voir les couleurs. La principale différence entre la rétine humaine et la rétine des chiens réside dans les proportions entre les deux sortes de cellules : on sait que le pourcentage de bâtonnets (vision de la lumière, en noir et blanc) / cônes (vision des couleurs) est supérieur chez le chien que chez l'homme. On peut donc se représenter la vision des couleurs du chien comme une image ternie. Il existe différents types de cônes qui permettent chacun de détecter une longueur d'onde différente. Le chien n'est pas capable de voir la couleur rouge, et probablement le orange.

Pour finir, le chien est mieux adapté à une vision nocturne. Plusieurs raisons à cela :

  • Un pourcentage bâtonnets (vision de la lumière) / cônes supérieur chez le chien.
  • Des pupilles capables de se dilater passablement, ce qui permet à une lumière même de très faible intensité de stimuler la rétine.
  • Un fond d'œil tapissé d'une couche de cellules réfléchissantes appelée tapetum lucidum qui agit comme un amplificateur de lumière et permet une meilleure utilisation de la lumière même très faible. Le tapetum lucidum est inexistant chez l'homme. C'est cette couche de cellules qui fait briller les yeux du chien la nuit lorsqu'ils sont éclairés par une source lumineuse.

 

La perception des couleurs par les chiens

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Publié le 4 Mai 2009

Les chiens sont douées d'oreilles particulièrement efficaces

La sensibilité auditive du chien est supérieure à celle de l'homme. Il perçoit des ondes sonores de 50 000 vibrations par seconde (hertz), alors que l'homme n'entend que des sons qui ne dépassent pas 30 000 Hz. Certains disent que les chiens perçoivent les sons 4 fois plus fort que nous : en réalité c’est 20 000 Hz de plus, presque deux fois plus. Les « ultrasons » sont donc inaudibles pour l'homme, mais pas pour le chien. Ce qui n'est plus perçu par l'homme au-delà de 4 mètres, est entendu par le chien jusqu'à 25 mètres (Engelmann). Il peut aussi différencier (sans les confondre) des sons qui se succèdent et se superposent très rapidement (le chien distingue donc très bien les sons dans un brouhaha). Les chiens qui ont les oreilles tombantes entendent aussi bien que ceux qui ont les oreilles dressées. Pas étonnant alors que les chiens réagissent excessivement aux bruits des voitures, des feux d’artifice, des pétards ou des coups de feu.

La perception des sons par les chiens

Il n’est donc pas nécessaire de parler fort à votre chien. Bien au contraire. Parlez-lui doucement, le plus souvent possible, même pour lui indiquer un commande, un ordre, etc. N’hésitez pas à expérimenter l’audition de votre chien en faisant l’exercice de lui indiquer demandes de positions, en lui parlant de plus en plus doucement. Préserver les tonalités fortes aux situations à risque ou totalement interdites.
De la même manière, s’il n’est pas indispensable de crier sur le chien pour se faire comprendre de lui, il n’est nécessaire de lui dire systématiquement « non ». Il finirait même par confondre ce mot avec son propre nom et ne plus vous écouter. Privilégiez les « oui » enthousiastes lorsqu’il accomplit ce que vous attendez de lui. Le « non » est à réserver aux interdits impératifs et exceptionnels. L’intonation du « oui » étant plus aiguë que celle du « non » elle capte mieux son attention. Les aiguës sont souvent perçus comme des appels aux jeux et avec enthousiasme par les chiens. Alors que les tonalités graves ont plus tendance à avoir l'effet inverse. Pas étonnant alors que les chiens soient plus enclins a jouer ou a éprouver du plaisir avec des voix féminines et plus craintifs (certains diront « obéissants ») vis-à-vis des voix masculines. À vous de jouer avec ces tonalités et ces décibels dans la relation que vous souhaitez entretenir avec votre compagnon. Vous constaterez rapidement que la petite voix de tête, qui vous semble parfois et à tort ridicule, est très efficace avec votre chien pour accueillir ses exploits de manière enthousiaste et favoriser leur reproduction.

L’oreille des chiens (comme celle de tous les carnivores) est généralement auto-nettoyante. Tout écoulement, douleur ou modification de la peau de l’intérieur des oreilles est anormale. Mais la forme des oreilles du chien demande un entretien particulier. Il ne faut donc jamais laver les oreilles du chien avec un coton tige : vous pourriez pousser les saletés dans le fond du conduit. Si l'oreille est très sale, il faudra la nettoyer avec un produit d'hygiène adapté (demandez conseil à votre vétérinaire).

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