education canine

Publié le 8 Mai 2009

Dans l’article précédent, nous avons vu l’importance de pouvoir attirer l’attention du chien avec son prénom pour pouvoir donner l’ordre. Nous allons parler cette fois-ci de l’ordre, qui est un véritable mot-clé. L’objectif est de prononcer le mot-clé de l’ordre, sans mot parasite, avec la bonne intonation, sans contredire l’ordre avec sa gestuelle.

Le mot-clé doit être simple à comprendre par le chien

  • il doit être court et clair (exemples : viens, assis…).
  • il doit être précédé du mot d’écoute pour attirer l’attention du chien, systématiquement dans la phase d’apprentissage, ou si le chien n’est pas à l’écoute (après la phase d’apprentissage).

Attention à la cohérence entre le verbal, le para-verbal et le non verbal

Le chien est très sensible au para-verbal (intonation, force de la voix,  accentuation...) et au non verbal (gestes, postures, mouvements, mimiques, regard...) :

  • Le mot-clé doit être dit avec un ton ferme, calme et impératif selon le caractère du chien.
  • Attention aux émotions « négatives » que l'on contrôle difficilement : énervement, colère.... (le chien est sensible aux variations de nos pupilles !).
  • On peut s’aider d’un ordre non verbal pour renforcer ou remplacer le mot-clé (par exemple : lever la main pour l’ordre « assis »).

L’apprentissage du mot-clé se fait par répétition du commandement
Il faut toujours utiliser le même mot-clé pour le même ordre.

Un seul mot-clé pour différents degrés de rigueur en fonction du contexte ?

  • Certains ordres nécessitent d’être très précis dans certaines circonstances, mais peuvent être plus souples dans d’autres. Par exemple, il est utile d’avoir une marche en laisse souple pour les balades (le chien peut aller où il veut tant qu’il ne tire pas sur la laisse) mais il est également utile d’avoir une marche au pied avec un chien « plus sage » (à la hauteur de la jambe, toujours du même côté…) parmi une foule par exemple.
  • Un même mot-clé qui a plusieurs degrés de rigueur en fonction du contexte perturbe le chien et l’entraîne à désobéir. Il peut donc être intéressant parfois de différencier les mots-clés en fonction de la rigueur que l’on demande pour cet ordre. Attention cependant à ne pas trop multiplier les mots-clés (le chien doit les apprendre !).

NE JAMAIS FAIRE

  • Crier le mot-clé (chuchoter en adoptant une posture ferme plutôt que crier).
  • Donner le mot-clé alors que le chien n’est pas à l’écoute.
  • Dire des mots parasites. Si le maître prononce pleins de mots (ex. : allez, non, qu’est-ce que tu fais…) en plus du prénom et du mot-clé, il sera plus difficile pour le chien d’isoler le mot-clé.
  • Faire des gestes parasites.
  • Dire des mots-clés différents pour un même ordre/même rigueur.

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Publié le 8 Mai 2009

Voici, à ce propos, un extrait pertinent du livre Comportement du chien de IIsabelle Vieira :

Le chien construit sa relation à vous, comme il apprendrait une langue étrangère en immersion totale.

Le chien construit sa relation à vous, comme il apprendrait une langue étrangère en immersion totale.

« Sortie d’un monde exclusivement canin (sa famille de naissance) le chien est forcé à vivre parmi les humains. Pour survivre, il est donc contraint de comprendre ses nouveaux partenaires (vous-même). La responsabilité des nouveaux maîtres est de l’encourager et de l’aider positivement dans cette démarche.

Lorsqu’il arrive chez vous, le chien s’attache à comprendre son nouvel environnement en fonction de ce qu’il a déjà appris et de ce qu’il va apprendre de vous. Mais comme nous n’avons pas le même langage, il va adopter des attitudes et des comportements pour se faire comprendre de vous et il verra vos attitudes et vos comportements comme des moyens de vous faire comprendre de lui.
Il décrypte les attitudes de l’homme, ses postures, sa gestuelle, sa voix et ses déplacements par rapport à ce qu’il connaît de la communication dans sa propre espèce… Puis il découvre et expérimente des réponses nouvelles à ses propres comportements. De cette façon, il construit sa relation à vous (et aux autres) comme il apprendrait une langue étrangère en immersion totale (seul et privé de l’assistance d’un proche).
Pour l’aider et l’encourager dans cette démarche, il est donc essentiel que chaque geste, chaque mot (sans bavardage) soient simples, clairs, précis et cohérents. Qu’ils aient toujours le même sens, la même signification… toujours.
Sinon il devient impossible pour lui d’apprendre et de mémoriser. Il ne parviendra pas à s’ajuster à vos comportements, à vos commandes... Au risque même que, cette confusion finisse par entraîner chez lui des troubles du comportement, de l’agressivité… en réponse à son incapacité à gérer cette relation complexe et changeante.

Avec le temps, la répétition et l’habitude, ces quelques codes renforceront votre communication et votre compréhension mutuelle. Et, si cet apprentissage se fait dans le plaisir (plus que par la contrainte), il sera plus facile pour le chien de le mémoriser, de souhaiter en faire et en apprendre d’avantage (On apprend mal dans la crainte). »

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Publié le 8 Mai 2009

Les récompenses

Quelques conseils pour les récompenses

Dans les articles précédents, nous avons vu l’importance du prénom et de l’ordre, qui est un véritable mot-clé. Voici quelques infos cette fois-ci sur les récompenses. L’objectif de la récompense est de motiver le chien pour obéir, de lui montrer que l’on est content de lui et de lui « indiquer » qu’il a bien obéi. Stimuler les centres du plaisir permet de motiver le chien mais également l’aide à comprendre, à mémoriser...

Une récompense immédiate

Pendant la phase d’apprentissage, il est primordial de récompenser immédiatement après l’exécution de l’ordre, pour que le chien associe l’exécution de l’ordre avec la récompense, et non un autre comportement qu'il aurait exprimé entre le comportement recherché et la récompense (pour les fanas de lois, cela s’appelle la loi de contiguïté temporelle).

Les types de récompenses possibles :

  • Récompense alimentaire (attention : petits morceaux, rapides à attraper, faciles à manipuler).
  • Récompense de type activité (jouer avec lui, lui donner un jouet, partir se promener...).
  • Récompense sociale (regard, félicitations, caresses...).

 

Remarque sur les félicitations :

  • Utiliser une intonation caractéristique et agréable : être joyeux, chaleureux, doux, en insistant sur les mots, avec un visage expressif.
  • Si besoin être démonstratif, monter dans les aigus, parler comme à un bébé ...
  • Être encore plus démonstratif dans la phase d’apprentissage.
  • Attention à ne pas déconcentrer ni exciter le chien.

 

Utiliser une récompense motivante pour le chien : Il est important de vérifier « l'efficacité » des récompenses (attitude très motivée et joyeuse du chien quand il voit la récompense).

Comment augmenter l'efficacité de la récompense ? Jouer sur :

  • Le choix de la récompense (croquettes ou steak ?).
  • La période de privation (chien à jeun, période sans jouer ?).
  • L'excitation, la frustration (agiter la friandise devant le chien...).
  • La rareté de la récompense (ne pas utiliser une friandise qu’il a souvent dans la journée…).

 

Désensibiliser à la récompense rapidement après la phase d’apprentissage (dès que l’ordre est appris). Pour être efficace et pratique ensuite, la récompense doit devenir aléatoire. L’objectif est de passer de la récompense immédiate systématique (qui permet d'apprendre l'ordre) à la récompense aléatoire différée (qui permet de rendre l'apprentissage durable). À appliquer pour chaque ordre à acquérir.

1ère étape : utiliser « le programme continu » (récompense systématique et immédiate) : donner la récompense immédiatement à chaque exécution réussie de l'ordre.

2ème étape : passer du programme continu au programme aléatoire et différé :

- « le programme aléatoire » :

  • Diminuer très progressivement la fréquence moyenne de la récompense : ne pas donner la récompense 1 fois sur 10, puis 2 fois sur 10…
  • Augmenter très progressivement le nombre de répétitions successives sans récompense.
  • Le chien ne doit jamais savoir quand il aura la récompense

 

- « le programme différé » : donner la récompense avec un temps de latence (augmenter la durée progressivement) puis à la fin d'une série d'exercices.

 

À NE JAMAIS FAIRE :

  • Ne plus jamais récompenser un chien qui exécute correctement l’ordre (au minimum des félicitations). C’est la loi d’extinction.
  • Ne pas récompenser immédiatement après le comportement recherché (phase d’apprentissage). Le chien ne pourrait pas associer la récompense au bon comportement.
  • Et pire, récompenser un chien après l’exécution de l’ordre, mais trop tardivement, et le chien a désobéi entre temps. Le chien associerait la récompense au mauvais comportement effectué entre l’exécution de l’ordre et la récompense.
  • Récompenser une mauvaise exécution de l’ordre.
  • Utiliser des récompenses trop peu motivantes.
  • Ne jamais passer de la récompense systématique à la récompense aléatoire et différée.
Les récompenses

La publicité ci-dessous a bien compris l'enjeu de la récompense. D'autant que le chocolat, les céréales et le sucre : c'est pas bon pour les chiens…

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Publié le 7 Mai 2009

Il existe plusieurs méthodes pour modifier un comportement. Certaines permettent d’encourager un comportement. D’autres, au contraire, permettent de réduire ou de faire disparaître un comportement indésirable. Ces méthodes peuvent agir sur la probabilité de réapparition, l'intensité, ou la fréquence des comportements. Les exemples les plus connus sont la récompense dans le premier cas, et la punition dans le second cas, mais il en existe d’autres comme l’extinction, la désensibilisation, le contre-conditionnement…  Le cas du chien qui réclame à table va nous permettre de parler de l’extinction.

L'extinction

L’EXTINCTION

Cette solution consiste à ne plus encourager le chien qui réclame à table. Il suffit d’arrêter définitivement de lui donner. S’il n’obtient plus jamais rien à table, il arrêtera de réclamer. Cette méthode paraît simple mais il faut faire très attention avec plusieurs erreurs fréquemment commises, et qui rendent cette solution inefficace :

- il ne faut pas regarder le chien quand il réclame (un simple regard peut être un encouragement pour certains chiens)

- il ne faut pas faire tomber d’aliment par terre « par accident »

- si vous décidez d’appliquer cette méthode, il faut être patient et ne pas abandonner, quelle que soit la raison, sinon cela sera encore pire. Vous apprendriez à votre chien à insister quand il veut quelque chose ! Il faut donc savoir que cette méthode :

*  peut mettre du temps (plus le chien a pris l’habitude de réclamer depuis longtemps, plus il risque d’insister)

*  peut entraîner l’effet inverse au départ, avec un chien qui réclame encore plus, parce qu’il ne comprend pas pourquoi vous ne cédez pas.

Ce n’est pas la seule méthode pour arrêter un chien de réclamer à table. Vous pouvez vous renseigner si ce comportement vous gêne. Il n’existe pas de solution miracle efficace pour tous les chiens, il faut choisir en fonction du maître et du chien.

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Publié le 2 Mai 2009

Quelques conseils pour avoir un bon rappel avec son chien :

On considère que le rappel est acquis lorsque le chien revient immédiatement et rapidement à son maître, joyeusement bien sûr, et ce, quelles que soient les autres stimulations intéressantes présentes (autres chiens, nourriture...).

 

La méthode d'apprentissage est simple mais il y a beaucoup d'erreurs fréquentes à ne pas commettre. Au départ, ne travaillez pas le rappel dans des conditions trop difficiles pour être sûr de réussir. Montrez-lui la récompense, éloignez-vous puis attirez son attention en disant d'une voix nette son prénom + l'ordre (toujours le même). Et récompensez tout de suite, à chaque fois au début de l'apprentissage (friandises, jouet...). Puis de façon aléatoire ensuite, en diminuant progressivement la fréquence, sans jamais arrêter complètement les récompenses. La méthode n'est efficace que si le chien ne sait jamais s'il aura la récompense ou non, quelque soit l'endroit, le moment, le contexte...

Au début de l'apprentissage, ne rattachez pas systématiquement votre chien, il pourrait associer « je reviens = je suis rattaché ».

 

Donnez envie au chien de revenir !

  • Faites le plus souvent possible des rappels intéressants pour votre chien (départ pour une ballade, jouer avec vous...). Il est important de ne pas rappeler votre chien la plupart du temps pour l'attacher et ne plus vous en occuper, pour la fin de la promenade...

  • Choisissez une récompense très motivante (cela dépend du chien : du jambon, du gruyère, sa balle préférée...), plus motivante que les autres stimulations qu'il peut rencontrer. Certains chiens se lassent d'une seule récompense, variez si besoin pour entretenir la motivation.

  • Soyez vous-même motivant : donnez l'ordre de façon attractive (voix, intonation, attitude...). Si besoin mettez-vous accroupi ou reculez, partez en courant, cachez-vous... Servez-vous de la curiosité de votre chien (en plus de sa gourmandise).

  • Quand vous travaillez le rappel, pensez à varier les conditions pour améliorer l'ordre, mais également pour ne pas lasser votre chien.

 

Ne grondez jamais votre chien quand il revient, même s'il a mis beaucoup de temps. Il est facile de comprendre que votre chien aura encore moins envie de revenir vers vous la prochaine fois. Si vous n'êtes vraiment pas content, ignorez-le simplement au pire (ne montrez pas votre énervement).
 

Ne poursuivez jamais votre chien non plus. Si besoin, mettez lui une longe traînant sur le sol pour pouvoir le contrôler à distance en mettant le pied dessus. N'attrapez pas et ne retenez pas votre chien de force quand il passe à côté de vous. Il risquerait de revenir à vous mais de s'arrêter juste à bonne distance de vos bras.

 

Le prénom est très important pour attirer l'attention de votre chien, mais c'est l'ordre qui doit permettre de le faire revenir (ex : pied,viens...). Donc évitez de rappeler votre chien avec son prénom seul, il vous sera utile de pouvoir attirer son attention sans qu'il ne revienne systématiquement près de vous.

Evitez d'utiliser son prénom de façon négative, pour le gronder ou lui interdire quelque chose. Vous aurez plus de facilité à attirer l'attention de votre chien si son prénom est toujours associé à du positif. Un petit truc si vous n'y arrivez pas, utilisez 2 prénoms, l'un toujours positif, l'autre pouvant servir pour « les discours plus négatifs » (ex : gourmy et gourm). Autre truc, il est possible d'utiliser une petite boîte qui fait du bruit et de l'associer aux récompenses pendant l'apprentissage. Certains chiens « entendent » mieux ce bruit que leur prénom quand ils sont occupés par autre chose.

 

Pensez à travailler le rappel autrement avec votre chien, en renforçant la complicité entre vous (courir en zig-zag avec votre chien, courir à reculons en attirant votre chien face à vous...).

 

Distinguez bien le rappel « viens » où vous demandez à votre chien de revenir tout près de vous sans position particulière, du rappel « pied » où vous lui demandez de revenir s’asseoir au pied (contre votre jambe dans le sens de la marche). L’inconvénient du « viens », même s’il demande moins de travail, est de ne pas être précis pour le chien : vous tolérerez un rappel à 1 m de distance dans certains cas, mais exigerez un rappel collé à vous une autre fois, en cas de danger par exemple. Les ordres peu précis perturbent les chiens. Utilisez le « viens » au début de l’apprentissage pour montrer à votre chien que le rappel, c’est super. Attention à lui apprendre l’étape du « pied » agréablement, sans le dégoûter du rappel.

 

Il existe de nombreuses solutions possibles en cas de difficultés. Si vous avez le moindre problème, les éducateurs sont là pour vous conseiller.

Ces conseils ne seront efficaces que si vous les respectez pour chaque rappel, dans la vie de tous les jours, et pas seulement quand vous travaillez l'ordre.

Le rappelLe rappel

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Publié le 1 Mai 2009

Pourquoi ne pas apprendre à votre chien à aimer obéir et être attentif à ce que vous lui demandez tout en s’amusant ?

 

Certains apprentissages peuvent paraître sans intérêt comparés à d’autres ordres comme le Assis, la Marche au pied… qui sont utiles dans la vie de tous les jours.

 

Mais en réalité, ces exercices sont très utiles parce qu’ils permettent de montrer à votre chien que c’est « sympa » d’écouter son maître, de fixer le chien sur le maître… En fait, il y a beaucoup d’avantages en commun avec l’Agility.

 

L’exercice décrit ci-dessous est facilement réalisable par tous les chiens, quelque soit leur niveau d’éducation, leur âge, leur taille : votre chien tourne sur lui-même, en effectuant un cercle complet, vers la gauche ou vers la droite. Voir la vidéos :

Une petite leçon d'éducation, pour jouer avec son chienUne petite leçon d'éducation, pour jouer avec son chien

Placez votre chien devant vous, face à vous. Placez une friandise devant son museau, déplacez légèrement votre main vers la droite, puis effectuez un large cercle dans le sens inverse des aiguilles (déplacez votre main vers son arrière-train) « en emmenant le museau du chien avec votre main ». Répétez le mot « Tourne » (ou « Twist »…) en même temps. Montrez que vous êtes content dès qu’il tourne (voix aiguë style « gaga »). Dès qu’il a fini le tour et qu’il est revenu face à vous, félicitez votre chien et donnez-lui la friandise. Au départ, donnez la friandise à chaque tour.

Vous pouvez essayer dans l’autre sens, certains chiens réussissent mieux dans un sens que dans l’autre (dans ce cas, déplacez votre main vers la gauche et tournez dans le sens des aiguilles).

Vous pourrez ensuite réduire l’amplitude du mouvement de votre main.

Le plus important : il faut que cela reste un jeu pour votre chien et vous : soyez enthousiaste, ne saturez pas le chien (ne lui faites pas faire trop de tours), ne vous énervez pas. Ce tour est très facile mais il faut bien guider le chien avec la main. Alors, si vous avez la moindre difficulté, n’hésitez pas à en discuter avec un éducateur, des solutions très simples existent.

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Publié le 12 Février 2002

Noelle (avec son Husky "Nikita" qui est caché derrière la table). Les chiens visibles sont : Gwen, Shaggy, Dzoug, Relka et Gourmi.

Noelle (avec son Husky "Nikita" qui est caché derrière la table). Les chiens visibles sont : Gwen, Shaggy, Dzoug, Relka et Gourmi.

Tous les adhérents du club (tout groupes confondus) en sortie hors du terrain sous le contrôle de Juliette. Ici dans l'espace de l'école Jacques Cartier.

Tous les adhérents du club (tout groupes confondus) en sortie hors du terrain sous le contrôle de Juliette. Ici dans l'espace de l'école Jacques Cartier.

Un cours de Juliette pour les adhérents d'un groupe avancé. Juliette qui est au loin, avec le beauceron de Christophe.

Un cours de Juliette pour les adhérents d'un groupe avancé. Juliette qui est au loin, avec le beauceron de Christophe.

Un cours compacte de Juliette avec Edwards, Noelle, Christophe...Un cours compacte de Juliette avec Edwards, Noelle, Christophe...

Un cours compacte de Juliette avec Edwards, Noelle, Christophe...

Le samedi aux Terralis 2002 (démo obéissance).

Le samedi aux Terralis 2002 (démo obéissance).

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Publié le 12 Février 2002

Jean-François Bourdoulous, membre de l'école d'éducation canine de Saint-Brieuc : « Le chien, c'est un anti-stress formidable ».

Jean-François Bourdoulous, membre de l'école d'éducation canine de Saint-Brieuc : « Le chien, c'est un anti-stress formidable ».

Les animaux familiers, Jean-François Bourdoulous est « né dedans », comme il dit. De la ferme de ses parents, au pavillon briochin où il a fondé une famille, il en a toujours eu à ses côtés et ne conçoit pas la vie sans. Auprès de Ruxy et Réglisse, ses deux groenendaels, cohabitent en bon voisinage des poissons, un chat, un lapin nain et Pomme d'api, la tourterelle.

« Nous, on ne ferait pas sans, affirme Jean-François Bourdoulous. On aime tous les chiens, mais surtout les bergers belges groenendaels ». Jean-François Bourdoulous s'y connaît en chien pour être animateur à l'école d'éducation canine de Saint-Brieuc et délégué régional du club de race. «Le chien c'est un anti-stress formidable et il favorise les contacts avec les autres. C'est aux propriétaires de faire en sorte que leur attitude ne fabrique pas des « anti-chiens », car un animal de compagnie peut être cause de nuisances. Et, pour les enfants, ce sont d'excellents confidents». Combien de gros chagrins consolés avec un câlin tout poilu ?

Complicité à la maison et sur le terrain

Jean-François Bourdoulous a développé une complicité à double facette avec ses chiens. A la maison, en tant que bêtes de compagnie, et sur le terrain, lors des séances de sport canin. « L'agility fait pratiquer du sport au maître et sortir le chien. Cette complicité est tellement étroite qu'on n'a pas toujours besoin de parler. Sur le terrain, l'animal est attentif et intuitif ». Sur les parcours de l'école d'éducation canine, Réglisse, la coéquipière, a maintenant cédé sa place à Ruxy, son fils. A vingt mois, Ruxy est encore un chien turbulent «et un peu pot de colle. Dès qu'on s'intéresse à lui, il réclame des caresses et devient envahissant ». Avant Réglisse, Jean-François Bourdoulous a dressé sa mère : Gwalarn, morte à l'âge de dix ans. « Elle a connu l'arrivée de nos trois enfants et était très maternelle avec eux. Les petits adoraient se loger entre ses pattes. Nous, on était là pour veiller aux règles de sécurité. Malgré ça, un jour, on a retrouvé notre petite fille de trois ans endormie avec les chiots. Elle avait emporté sa couverture. La chienne a toujours eu de réelles affinités avec la petite ».

Chacun à sa place

Cette exception faite, Jean-François et son épouse inculquent aux enfants les limites à ne pas dépasser avec les chiens. « Chacun sa place dans la maison pour que le chien vous respecte en tant que leader ». Selon ce maître averti, malgré toute la tendresse qu'on peut éprouver pour son animal favori, il faut savoir garder raison. « Ça dérape quand tout est fait en fonction du chien et qu'on développe des sentiments humains envers lui. Si, par exemple, il s'approprie le lit ou le canapé de la maison et qu'il en devient propriétaire, ça devient l'esclavage. L'École d'éducation canine sert justement à rééquilibrer les relations ». Cela dit, il y a le cas particulier des personnes âgées. « Il n'y a rien de pire que de les séparer de leur animal lorsqu'elles doivent entrer en maison de retraite », convient le père de famille. «En tout état de cause, avant d'acquérir un chien, il vaut mieux s'informer sur son caractère, car on vit en moyenne dix à quinze ans ensemble. Il faut aussi envisager ce qu'on en fera pendant les vacances. C'est un acte à responsabilité ».

 

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