Publié le 11 Janvier 2010
La Fédération Cynologique Internationale (FCI) classe les différentes races canines en dix groupes :
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Ecole d'Education Canine de Saint-Brieuc
Publié le 11 Janvier 2010
La Fédération Cynologique Internationale (FCI) classe les différentes races canines en dix groupes :
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Publié le 7 Mai 2009
Agressivité et agression deux notions à distinguer :
Attention : dans une agression il y a toujours, au moins, deux sujets. Et celui qui réalise l’agression n’est pas forcément l’agresseur. Avant de condamner l’agresseur comme "chien mordeur", il est bon de s’interroger sur ce qui a provoqué l’action, sur le contexte.
L'échelle d‘agression est une représentation des attitudes et mimiques que tout chien donne en réponse à une escalade du stress et des menaces qu’il perçoit. Cela va d’interactions sociales et de tensions modérées, pour lesquelles le clignement d’œil et le léchage du nez sont des réponses appropriées à, plus grave, une agression avérée et à bon escient. Le but de ce genre de comportement est d’écarter la menace et de rétablir l'harmonie. La présence dans le répertoire du chien domestique de comportements pour apaiser et parer à la menace est essentielle pour éviter des agressions potentiellement dangereuses. Le chien est un animal social et le comportement d'apaisement lui offre une grande capacité d’adaptation. Il l’utilise en permanence et rituellement dans la vie de tous les jours.
Il est essentiel de réaliser que ces signes correspondent tout simplement à une séquence, liée au contexte et aux réactions, et aboutit ensuite à une agression menaçante ou réelle, quand le reste a échoué. Contrairement aux idées reçues persistantes, ces signes n’ont rien à voir avec un prétendu « état dominant ou soumis » vis‐à‐vis de l’individu en face. Pour tous les chiens, une réponse sociale inappropriée au comportement d'apaisement entraînera sa dépréciation et la nécessité, du point de vue du chien, de gravir les échelons de l’échelle d’agression. L'agression apparaît dans toute situation où le comportement d'apaisement est systématiquement mal compris et lorsqu’il ne permet pas d’obtenir le résultat escompté socialement. Les chiens peuvent évoluer vers une agression en quelques secondes lors d'un épisode unique si la menace se produit rapidement et de très près. Mais ils peuvent aussi apprendre à renoncer aux échelons inférieurs de l'échelle au fil du temps, si leurs efforts répétés visant à apaiser sont mal compris et que la réponse est inappropriée. En conséquence, une soi-disant réaction agressive « imprévisible », sans aucun avertissement évident, peut se produire dans n’importe quel contexte, du moment que ce contexte annonce une menace certaine pour le chien. Et cette agression est en fin de compte tout-à-fait prévisible.
Sources : Shepherd, K 2009. BSAVA Manual of Canine And Feline Behaviour, 2nd edition pages 13 - 16. Editors Debra F. Horwitz and Daniel S. Mills. Traduction libre de K. Barbéry, comportementaliste, consultante relation homme/chien (www.regarddechien.com)
Sanctionner le chien (à n'importe quel stade de ce répertoire) ne résoudra rien, au contraire. Le chien évitera les étapes pour lesquelles il a été sanctionné pour passer directement au niveau supérieure, en perdant par la même un répertoire logique, naturel, cohérent. Ses prochaines agressions n'en seront que plus violentes et même plus imprévisibles.
Rassurer le chien risque de renforcer ou de valider ses peurs.
Rester calme (ne pas crier ou gesticuler) évite d'ajouter du stress à une situation stressante.
Pour aller plus loin, voir aussi nos articles : Attention aux chiens - Conflits entre chiens - Facteur et chien - Signaux d’apaisements - Signaux d’apaisements (suite)
Publié le 6 Mai 2009
- Cet article va encore recevoir des modifications, des précisions et des mises à jours -
Comprendre le langage de son chien est primordial. Entre autres les signaux d'apaisement.
Il existe une trentaine de signaux d'apaisement répertoriés. Il s'agit d'un langage corporel (mimiques, postures, mouvements, regards...) qui permet au chien de s'auto calmer, d'indiquer qu'il n'est pas à l'aise, qu'il a des intentions pacifiques ou de calmer les tensions. On pourrait le qualifier de « langage de la paix ».
Le nombre et le choix des signaux utilisés par chaque chien dépendent de ses aptitudes innées et acquises, de son apparence, de ses expériences.
Ils doivent être interprétés selon le contexte pour déterminer s'il s'agit d'un signal d'apaisement (le chien qui se lèche la truffe n'émet pas toujours un signal d'apaisement !) et pour identifier qui il est censé apaiser (le chien lui-même, un autre chien, un humain)... Dans certains cas, les signaux sont difficiles à détecter ou à interpréter, tant pis, mais dans d'autres cas, c'est simple et évident. Cela serait dommage de se priver de mieux comprendre son chien.
Savoir détecter les signaux d'apaisement permet :
d'éviter les situations critiques comme les risques d'agression (ex : éloigner un enfant au contact du chien qui détourne la tête de l'enfant...)
de comprendre l'état émotionnel du chien
d'identifier quels stimuli stressants travailler (ex : si le chien émet de nombreux signaux d'apaisement en ville)
d'éviter des malentendus avec votre chien (il ne vous nargue pas toujours quand il n'obéit pas !).
Il faut arrêter de gronder ou de punir un chien s'il émet des signaux d'apaisement. Sinon, le chien peut devenir craintif et / ou agressif, et ne plus utiliser ces signaux si utiles.
Liste des signaux d'apaisement (non exhaustive)
ralentir ou même s'immobiliser : il est déconseillé de s'énerver quand le chien est trop lent (rappel, Agility, ordre Couché...), car le chien réagit souvent en ralentissant davantage pour essayer de calmer son maître !
contourner : il est fréquent de voir un chien se diriger vers un autre chien en le contournant, lui signifiant qu'il ne cherche pas la « bagarre ».
détourner le corps, la tête, le regard : certains chiens détournent la tête quand ils sont près d'autres chiens, indiquant qu'ils ne cherchent pas la confrontation.
autres signaux : se coucher, s'asseoir, remuer la queue, uriner, donner des petits coups de langue sur la truffe, flairer le sol. ..
Certains signaux peuvent être reproduits par les humains pour calmer le chien ! (contourner un chien pour l'aborder par exemple).
Juste pour info, certains signaux sont issus d'activités de substitution ritualisées pour devenir un outil de communication (activité de substitution = comportement hors de propos qui se manifeste dans une séquence comportementale sans rapport. Elle apparaît dans des situations de conflit de comportements, avec impossibilité d'exprimer les comportements adaptés. Elle permet d'apaiser le chien. Ex : le chien qui hésite entre fuir et attaquer se met à flairer le sol).
Publié le 5 Mai 2009
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Vous avez remarqué que votre chien, dans des circonstances particulières, se mettait à bailler sans que vous compreniez pourquoi il était fatigué !
Une adhérente, spécialisée dans l'éthologie a fait sa petite enquête et vous en communique les conclusions :
Le bâillement chez le chien est un des signaux d'apaisement qui indiquent une tension chez lui et qui a pour valeur de communication d'apaiser le conflit. Grâce à ce signal, le conflit entre chiens s'apaise tout de suite. Le problème avec un maître énervé est qu'il ne comprendra pas ce message et n'apaisera pas le conflit, d'où "le désarroi" du chien. certains chiens l'utilisent, d'autres préféreront choisir un autre signal d'apaisement.
Publié le 4 Mai 2009
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Toutes sortes de théories ont été émises concernant la manière dont les chiens voient le monde. De la vision des couleurs à celle en noir et blanc, en passant par la vision de certaines couleurs privilégiées (différentes selon les auteurs)...
Voici quelques informations sur les connaissances actuelles.
La vision centrale du chien est peu développée, le chien dispose essentiellement d'une vision de type périphérique (importance pour la vision des mouvements). C'est-à-dire en clair d'une mauvaise vision des détails, mais d'une grande sensibilité à la perception des mouvements.
Le chien distingue mal le contour des objets immobiles. On estime que le chien voit net à 6 m environ ce que l'homme voit correctement à 22 m (en l'absence des autres sens bien sûr).
Le chien est moins apte que nous à voir les couleurs. La principale différence entre la rétine humaine et la rétine des chiens réside dans les proportions entre les deux sortes de cellules : on sait que le pourcentage de bâtonnets (vision de la lumière, en noir et blanc) / cônes (vision des couleurs) est supérieur chez le chien que chez l'homme. On peut donc se représenter la vision des couleurs du chien comme une image ternie. Il existe différents types de cônes qui permettent chacun de détecter une longueur d'onde différente. Le chien n'est pas capable de voir la couleur rouge, et probablement le orange.
Pour finir, le chien est mieux adapté à une vision nocturne. Plusieurs raisons à cela :
Pour en savoir plus : https://educateurcomportementalistecanin.net/blog/comment-voit-mon-chien/
Publié le 4 Mai 2009
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Les chiens sont douées d'oreilles particulièrement efficaces
La sensibilité auditive du chien est supérieure à celle de l'homme. Il perçoit des ondes sonores de 50 000 vibrations par seconde (hertz), alors que l'homme n'entend que des sons qui ne dépassent pas 30 000 Hz. Certains disent que les chiens perçoivent les sons 4 fois plus fort que nous : en réalité c’est 20 000 Hz de plus, presque deux fois plus. Les « ultrasons » sont donc inaudibles pour l'homme, mais pas pour le chien. Ce qui n'est plus perçu par l'homme au-delà de 4 mètres, est entendu par le chien jusqu'à 25 mètres (Engelmann). Il peut aussi différencier (sans les confondre) des sons qui se succèdent et se superposent très rapidement (le chien distingue donc très bien les sons dans un brouhaha). Les chiens qui ont les oreilles tombantes entendent aussi bien que ceux qui ont les oreilles dressées. Pas étonnant alors que les chiens réagissent excessivement aux bruits des voitures, des feux d’artifice, des pétards ou des coups de feu.
Il n’est donc pas nécessaire de parler fort à votre chien. Bien au contraire. Parlez-lui doucement, le plus souvent possible, même pour lui indiquer un commande, un ordre, etc. N’hésitez pas à expérimenter l’audition de votre chien en faisant l’exercice de lui indiquer demandes de positions, en lui parlant de plus en plus doucement. Préserver les tonalités fortes aux situations à risque ou totalement interdites.
De la même manière, s’il n’est pas indispensable de crier sur le chien pour se faire comprendre de lui, il n’est nécessaire de lui dire systématiquement « non ». Il finirait même par confondre ce mot avec son propre nom et ne plus vous écouter. Privilégiez les « oui » enthousiastes lorsqu’il accomplit ce que vous attendez de lui. Le « non » est à réserver aux interdits impératifs et exceptionnels. L’intonation du « oui » étant plus aiguë que celle du « non » elle capte mieux son attention. Les aiguës sont souvent perçus comme des appels aux jeux et avec enthousiasme par les chiens. Alors que les tonalités graves ont plus tendance à avoir l'effet inverse. Pas étonnant alors que les chiens soient plus enclins a jouer ou a éprouver du plaisir avec des voix féminines et plus craintifs (certains diront « obéissants ») vis-à-vis des voix masculines. À vous de jouer avec ces tonalités et ces décibels dans la relation que vous souhaitez entretenir avec votre compagnon. Vous constaterez rapidement que la petite voix de tête, qui vous semble parfois et à tort ridicule, est très efficace avec votre chien pour accueillir ses exploits de manière enthousiaste et favoriser leur reproduction.
L’oreille des chiens (comme celle de tous les carnivores) est généralement auto-nettoyante. Tout écoulement, douleur ou modification de la peau de l’intérieur des oreilles est anormale. Mais la forme des oreilles du chien demande un entretien particulier. Il ne faut donc jamais laver les oreilles du chien avec un coton tige : vous pourriez pousser les saletés dans le fond du conduit. Si l'oreille est très sale, il faudra la nettoyer avec un produit d'hygiène adapté (demandez conseil à votre vétérinaire).
Publié le 2 Mai 2009
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Par le flairage, le chien emmagasine un nombre considérable d'informations imperceptibles pour l’homme. Flairer le stimule mentalement, le détend, le socialise, l’aide à comprendre son environnement... Cela représente l’une des activités les plus importantes dans la vie des chiens. Empêcher un chien de flairer durant les promenades, c'est donc le frustrer d’un besoin essentiel. Cela peu même finir par développer chez lui de l’anxiété, des troubles du comportement…
Cet atout à fait du chien un outil privilégier pour le pistage (à la chasse, mais aussi dans la recherche de produits (drogues, maladies...) ou de personne. Il a aussi récemment développé une discipline sportive le Nosework ou Scent Work. Voici trois ouvrages pour aller plus loin.
Publié le 5 Janvier 2006
Publié le 4 Janvier 2006
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Chiens et enfants comment éviter le pire ? Vous avez peur des chiens ?
Voici quelques conseils de bons gestes et attitudes à adopter :
Certains comportements humains (mal interprétés par les chiens) peuvent générer du stress, de la peur et des réactions inappropriées de la part des chiens, voir même de l'agressivité. Car un chien qui a peur peut, potentiellement, déclencher de l'agressivité.
Les chiens ne comprennent pas toujours ce que font (ou veulent) les enfants et les êtres humains. Les chiens peuvent donc facilement se sentir menacés et opter pour une réaction de défense. Dans la plupart des cas, en dessous d'un certain âge, les enfants ne sont pas capables de comprendre les règles et les codes de communication des chiens. C'est donc aux parents et surtout aux propriétaires de chien qu'il incombe la responsabilité de faire respecter les règles et de les enseigner.
LES BONS GESTES :
LES MAUVAIS GESTES :
Voici quelques attitudes utilisées par les chiens qui peuvent vous alerter. Car, à travers ces quelques attitudes, le chien demande d'être laissé tranquille.
Dans l'odre ce chien vous dit : 1 - J'ai peur. 2 - Je suis stressé, anxieux. 3 - J'ai tellement peur que je veux que la situation s'arrête. 4 - Cette situation m'est insuportable, je suis en colère, il faut que ça cesse.
Repérer rapidement ces signaux et ces modifications de comportement préviendra bien des malentendus. Les flèches rouges vous indiquent des signes spécifiques (transpiration des pattes, poils hérissés, retroussement des babines, oreilles en arrières, queue entre les pattes...) En voici d'autres :
Si vous avez PEUR des chiens, ou si vous croisez un CHIEN qui se montre AGRESSIF :
Voici deux enfants qui, instinctivement, accomplissent les mauvais réflexes (cries, mains levées, fuite...). Des réflexes qui peuvent augmenter l'intérêt du chien.
Voici quelques extraits d'une BD, réalisée par la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour adopter les bons gestes en cas de rencontre avec des chiens de protection des troupeaux. Ces quelques principes s'appliquent presque à toute rencontre avec des chiens inconnus à l'aspect "menaçants".
Pour tout savoir sur les bons gestes a adopter en cas de rencontre avec les chiens de protection des troupeaux (Montagne des Pyrénées ou Patou, Berger d’Anatolie, Matin Espagnol...) rendez-vous au lien suivant, où vous trouverez aussi de très bonnes explications vidéos :
http://www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr
et pour télécharger l'intégralité de la BD c'est ici :
"Face aux chiens de protection, quelques réflexes à adopter"
Ci dessous voici ce qu'il faut faire et ne pas faire pour dire bonjour à un chien inconnu :
Publié le 4 Janvier 2006
- Cet article va encore recevoir des modifications, des précisions et des mises à jours -
Avant tout. Sachez que tous les animaux (humain inclus) expriment leurs intentions avant d’entrer en conflit. Il en va de leur propre survit. Sachez en tenir compte pour anticiper et éviter le pire.
Les chiens (sans distinction de race ou de taille) ont été, depuis des générations, éduqués et sélectionnés pour leurs instincts de protection, de garde… et cet instinct reste encore plus ou moins ancré selon les sujets, même les plus « gentils »… Car si la notion de chien « gentils » est très discutable, la notion de race de « chiens méchants » l’est encore plus (ces étiquettes sont infondées). De plus en plus socialisés, pour devenir des animaux de compagnie, les chiens sont désormais plus enclins à vivre harmonieusement parmi les autres individus car leur éducation ne sollicite plus leur fonction de garde et de protection.
Le plus souvent possible, imaginez les situations décrites ici et relisez ses consignes, pour ne pas être pris au dépourvu et afin de rester maître de vos émotions autant que de vos réflexes le jours venu. Et apprenez à décoder le langage canin afin d’éviter les conflits.
ENTRE CHIENS
Repérer les situations à risque :
Désamorcez les situations à risque :
En cas de combat entre chiens :
MAUVAISE IDÉE : Plusieurs sources indiquent que la meilleure façon d’interrompre la bagarre, c’est que chaque maître tire son chien par les pattes arrière, de manière circulaire. Mais cette intervention comporte de grands risques : comme le fait de tirer sur le queues ou le collier. D’autres sources préconisent de jeter de l’eau ou une couverture sur la mêlée. Mais nous avons rarement ces éléments à notre porté au moment opportun.
BONNE IDÉE : Il existe de petits outils que vous pouvez emporter avec vous partout. Un simple siffler ou un aérosol (type « Pet Corrector ») émettent un son désagréable pour les chiens. Ils peuvent servir à détourner l’attention des chiens en pleine bagarre.
Après une attaque entre chiens :
ENTRE CHIEN ET HOMME
Désamorcez les situations à risque pour vous-même :
Si un chien vous attaque :
Après l’attaque d’un chien :
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Si vous connaissez votre chien pour le savoir réactif aux autres chiens et aux êtres humain, la loi vous impose :